TEST : Xing The Land Beyond, l’excellence à portée de PSVR

Sorti en septembre 2017 sur PC, Xing The Land Beyond est enfin disponible sur PlayStation 4 et PlayStation VR. L’occasion pour nous de tester pour la première fois cette aventure hors norme, dans l’au-delà.

Depuis son premier prototype en avril 2012, suivi d’un financement participatif l’année suivante, Xing The Land Beyond en a parcouru du chemin ! Tout d’abord imaginé comme un jeu traditionnel pour les « platus » ; un mot que je viens d’inventer pour désigner les « moldus » du jeu-vidéo, qui n’ont pas encore découvert la magie de la réalité virtuelle ; la petite équipe américaine de White Lotus Interactive a rapidement bossé, dès 2013, sur une compatibilité avec les casques VR, pourtant toujours à l’état embryonnaire à cette époque. Sept ans après la première version, Xing fait son arrivée sur PS4 avec une compatibilité PlayStation VR intégrale. Et c’est donc en réalité virtuelle qu’on a décidé de tester cette aventure qui s’annonce hors-norme.

Vous êtes mort

Non, Xing The Land Beyond n’est pas un ersatz de Dark Souls, ne vous inquiétez pas. La mort n’est ici qu’un point de départ pour l’aventure, qui se déroule donc dans l’au-delà. En tant que nouvel esprit, il vous incombe alors de rechercher des réponses à travers des terres mystérieuses. Pourquoi êtes-vous ici ? Qui êtes-vous réellement ?

Il s’agit ici d’un voyage vers votre liberté, au cours duquel vous croiserez d’autres esprits piégés, vous contant leur histoire passée. Celle-ci vous est racontée sous forme de poèmes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont magnifiquement bien écrits et dictés, tout en rimes. Une maîtrise de la langue de Shakespeare est cependant nécessaire pour saisir toute l’essence de ces contes. Car aucune traduction n’est malheureusement proposée. C’est d’autant plus gênant que les esprits vous donnent parfois de précieux indices pour résoudre certaines énigmes.

Des énigmes brillantes

Xing est un jeu d’aventure parsemé de puzzles évolutifs. Chacun des mondes principaux propose une mécanique qui lui est propre. Chaque monde est composé à son tour de quatre tableaux, eux-mêmes constitués d’une ou plusieurs énigmes plus ou moins retorses. Le premier monde propose au joueur de passer du jour à la nuit, et inversement ; permettant ainsi d’interagir avec des éléments disponibles à un seul moment de la journée. Dans le deuxième monde, la mécanique s’enrichit avec la possibilité de jouer avec la météo. Dégager le ciel ou faire tomber la pluie.

La pluie permet par exemple de faire varier le niveau d’eau aux alentours ; éteignant par ailleurs les feux qu’il faudra parfois rallumer en utilisant une noix de coco ou tout autre combustible. Cela apporte une surcouche à la mécanique d’origine, en amenant le nombre d’états possibles du monde à quatre (jour-soleil / jour-pluie / nuit-dégagée / nuit-pluie). Avec l’ajout des saisons dans le troisième monde, ce nombre de possibilités est encore plus élevé.

Il est donc possible de faire basculer l’environnement de la chaleur de l’été au gel de l’hiver. En hiver, vous pouvez par exemple traverser une étendue d’eau gelée, tandis que d’autres chemins seront bloqués par la glace. Parfois, un gong vous aide à briser celle-ci mais son utilisation doit être faite avec parcimonie… Le quatrième monde propose quant à lui de jouer avec le vent ; vous donnant le pouvoir de diriger celui-ci dans la direction souhaitée, déclenchant notamment divers mécanismes.

Complexe mais pas trop

Si les premiers casses-têtes sont généralement simples pour nous apprendre les bases, le dernier des quatre tableaux composant chaque monde est au contraire bien complexe. A moins que vous ne soyez un petit génie avec 180 de QI, celui-ci pourra vous prendre jusqu’à une demi-heure pour être résolu. Malgré ce temps qui peut paraître long pour une seule et même énigme, cela n’est en rien lassant puisque Xing est un jeu en vue à la première personne dans lequel on est libre de se mouvoir.

Tandis qu’on réfléchit à la résolution de l’énigme, on vadrouille aux quatre coins de la zone pour observer, trouver des indices. On finit toujours par comprendre et résoudre les tableaux avec ce petit sourire de satisfaction ; cherchant autour de nous si quelqu’un a vu qu’on avait réussi seul, comme un grand. Le jeu nous fait constamment réfléchir, renouvelle ses casses-têtes intelligemment et propose globalement des énigmes d’une grande qualité et ingéniosité ; notamment lors du cinquième et dernier monde.

Pour les complétistes, sachez que plusieurs énigmes facultatives sont disséminées dans chaque monde, généralement bien plus difficiles que les puzzles principaux. Celles-ci permettent de récupérer des clés en or qui vous ouvrent progressivement les grilles d’un jardin, accessible depuis le hub central, et contenant de multiples zones annexes détaillant un peu plus l’histoire de ce monde et ses habitants.

Il m’a fallu environ 9 heures pour terminer les cinq mondes principaux, sans avoir pour autant réussi à récupérer toutes les clés bonus. Comptez une bonne douzaine d’heures de jeu pour tout voir et tout faire. Tout cela dépendra bien entendu de votre rapidité à comprendre les mécanismes ainsi que du temps que vous passerez à observer les magnifiques panoramas que le jeu propose à de très nombreuses reprises.

Émerveillement maximal

Quand un jeu aux graphismes très détaillés arrive sur PlayStation VR, on est toujours un peu inquiet tant l’on sait qu’une PlayStation 4 ne peut rivaliser avec le plus puissant des PC. Pourtant, mes craintes ont été balayées dès l’instant où j’ai posé un pied dans ce monde virtuel. Chacun des environnements émerveille par sa beauté, ses animations. Le vent qui berce les arbres, les vagues qui caressent le sable.

De l’île paradisiaque au désert rocheux en passant par le Japon féodal, chaque monde fourmille de détails ; un bel exemple avec ce coquillage dans lequel on peut entendre le « bruit de la mer » lorsqu’on l’approche de notre oreille. D’ailleurs, l’ambiance sonore et musicale, constituée de compositions originales, participe également à la grande qualité de l’oeuvre.

Techniquement, Xing The Land Beyond est à ce jour un des plus beaux jeux disponibles sur PlayStation VR. L’aliasing est néanmoins présent, surtout dans les grandes zones ouvertes, sans pour autant être gênant. Jouable à la manette ou aux PlayStation Move en déplacement complet, on préférera y jouer avec les contrôleurs de mouvement. Le jeu propose deux systèmes de rotation complémentaires : une méthode « pointer et tourner » qui permet de se tourner dans n’importe quelle direction en un « clic » ; et l’habituelle rotation angulaire ou fluide avec deux touches d’un des PlayStation Move.

Test effectué sur une console PlayStation 4 Pro avec une version du jeu fournie par l’éditeur. Toutes les captures d’images de ce test ont été effectuées sur PS4 Pro. Elles ne représentent pas nécessairement la qualité ressentie dans le casque VR.

 

9 / 10 Note finale
{{ reviewsOverall }} / 10 L'avis des lecteurs (1 vote)
PSVR, Rift, Vive, WMR(Plateformes)
Les Atouts
• La beauté des environnements
• Les casses-têtes inventifs et évolutifs
• Un jeu qui fourmille de petits détails
• Très bonne durée de vie pour petit prix
• Une grande liberté de mouvement
• L’histoire racontée sous forme de poésie
Les Faiblesses
• Uniquement en Anglais
• L’aliasing présent dans certaines zones ouvertes
• Quelques rares bugs d’affichage

CONCLUSION :

Xing : The Land Beyond est une pépite qu’aucun joueur VR ne devrait rater, à moins que vous ne soyez allergique aux jeux de réflexion. D’une durée de vie plus qu’honorable, environ 10 heures, il renouvelle sans cesse ses casses-têtes en faisant apparaître régulièrement de nouveaux éléments de gameplay, sans jamais tomber dans la surenchère ou la redite. Le fait que le jeu fourmille d’autant de petit détails mais aussi de zones annexes totalement facultatives, prouve à quel point le très petit studio concepteur prend soin de sa création depuis maintenant 7 ans. L’absence de traduction française est toutefois problématique tant l’histoire est un de ses atouts ; un conte aux mille poèmes que vous apprécierez… seulement si vous maîtrisez la langue de Shakespeare.

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